Le petit bois aux Mousserons de la Saint -Georges
C’est un petit bois qui rythme les saisons
Pour l’arpenter point besoin de boussole :
A peine quatre ou cinq ares de frondaisons.
Quelques arbres centenaires parmi les herbes folles
Il est à nous certainement, ce petit coin perdu
Pas question d’en révéler l’entrée à quelque malotru.
Depuis toujours y poussent des champignons.
Derrière la maisonnette baptisée « le wagon, »
Bon an mal an je n’ai jamais perdu leur trace,
Depuis ce jour d’avril
M’en indiqua, sous la mousse, la place.
Gare à vos mollets petits enfants frivoles
Mais si doucement les brindilles écartez
Mousserons tendres et dodus trouverez.
En fricassée, tendres lamelles, chapeaux charnus
Feront dans nos assiettes délices bienvenus
micheline